Edge et cloud computing, même combat ?

Tech

Paul Sinaï

Edge et cloud computing, même combat ?

 

Le principe du edge computing

Déléguer une partie des tâches de traitement au plus près du producteur et/ou du consommateur de la donnée. C’est le principe du edge computing. Un principe bien adapté à des entreprises dont une partie des implantations pâtit d’une connexion réseau limitée ou trop peu fiable pour s’inscrire dans un SLA (Service Level Agreement).

Du edge computing pour quel cas d’usage

Une usine mal connectée et qui doit optimiser de manière continue son taux de rebut représente un bon candidat pour le edge computing. Car, on le perçoit bien ici, le facteur déclencheur est souvent pratico-économique : pourquoi s’escrimer à envoyer 100 Mo de données via un réseau fragile pour récupérer une prédiction de 4 Ko de données qui peut être calculée localement ? Bien entendu, l’effort devra être comparé à celui requis pour maintenir localement un rack informatique. Mais ces cas d’usage posent aussi une question légitime :

Quelle différence avec le « on premise » ?

La différence est fondamentale et éclaire aussi la condition requise. Le « edge computing » se présente avant tout comme une extension du cloud et, à ce titre, il utilise les mêmes technologies que celles exploitées dans le cloud. Avec un bénéfice clé : le pilotage de ces extensions distantes passe par le même outillage que celui du cloud. Le edge computing permet donc du « sans-couture » entre une infrastructure cloud et de multiples infrastructures « on premise » distantes.

Mais (oui, il y a un « mais », cela reste de l’informatique), ce « sans-couture » n’est pas le résultat d’un coup de baguette magique. Il ne peut résulter que d’un vrai choix d’architecture et de plateforme. Celui qui donne la priorité au multicloud. Rappelons qu’avec le multicloud, les entreprises évitent tout couplage fort entre données, applications et infrastructure. Voilà pourquoi une plateforme multicloud peut être déployée sur un large éventail de clouds comme sur des infrastructures locales. Voilà pourquoi un environnement multicloud est nativement prêt pour le edge computing.

En conclusion

Une bonne nouvelle pour ceux qui ont déjà adopté une plateforme multicloud telle que ForePaaS. Une raison de plus pour les autres de s’y intéresser. Car, en 2018, du edge computing au cloud hybride, toutes les routes passent bel et bien par le multicloud.

Une Démo