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Pourquoi le multicloud est un critère clé pour s’orienter sur le marché des « xPaaS »

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Paul Sinaï

Pourquoi le multicloud est un critère clé pour s’orienter sur le marché des « xPaaS »

 

Et si l’on trouvait une autre manière de classifier les Platform-as-a-Service (PaaS) ?  La question s’impose d’elle-même lorsque l’on prend le temps de compiler les études dédiées au sujet. Il y a deux ans Gartner avait déjà identifié 19 types de PaaS. Avouons-le, pas simple de s’y retrouver. Ce qui explique sans doute pourquoi les analystes tendent à résumer le marché de manière très… bipolaire.

D’un côté donc, les solutions des grands acteurs, celles qu’un Gartner nomme les « megaPaaS ». Des offres qui prennent aujourd’hui la forme de suites intégrées de services cloud pour répondre à un large éventail de besoins avec une ambition affichée : devenir aux yeux des clients LA plateforme cloud stratégique. Une course dans laquelle bataillent Amazon, Google, Microsoft, Oracle, IBM, Salesforce ou encore SAP. Ces plateformes ont un autre point commun : si l’on souhaite répondre à un besoin métier précis, elles nécessitent de développer (et de maintenir) de nombreux micro-services. Voilà pourquoi, dans la pratique, leur ticket d’entrée s’avère élevé. D’autant plus que les expertises requises correspondent à des profils pénuriques – donc chers.

De l’autre côté (du marché), les PaaS spécialisées. Une (très) vaste catégorie. Si une consolidation du marché s’est amorcée (parfois avec des rachats spectaculaires comme celui de Mulesoft par Salesforce), le paysage reste dense. Y cohabitent des plateformes dédiées aux bases de données (ex : ClearDB, Enterprise DB), à l’intégration (ex : Informatica, Dell Boomi), ou encore aux applications (ex : Heroku, Platform.sh). Et ce n’est là qu’un petit échantillon de ces dbPaaS, iPaaS et aPaaS qui se concentrent sur la fourniture en mode cloud d’un service technique. Des PaaS « mono-fonction » en somme.

Cette catégorie des PaaS spécialisées compte aussi des PaaS qui, agrègent plusieurs fonctions. Il peut s’agir ici de répondre aux besoins d’une fonction (RH, finances) ou à un enjeu (l’IoT par exemple). Cette liste des « xPaaS » est loin d’être exhaustive puisque tout devient PaaS, même les offres IaaS et SaaS. De fait, les offres IaaS évoluent vers le PaaS pour promettre à leurs clients des déploiements plus rapides tandis que les applications SaaS tendent vers le PaaS pour gagner en ouverture et intégrabilité.

Finalement, en prenant un peu d’altitude, on observe que le marché reste fidèle, même à l’ère du cloud, aux grands clivages de l’informatique. D’un côté, des suites à large spectre et taillées pour couvrir une pluralité de besoins ; de l’autre, des solutions affûtées pour répondre à des besoins plus précis. Et, au milieu, des utilisateurs qui doivent choisir entre des solutions fortement intégrées (les megaPaaS) et d’autres dites « best of breed » (les PaaS spécialisées). Évidemment, toute similitude avec des événements passés n’est pas une coïncidence…

Résultat, la même question se pose aujourd’hui pour les entreprises : comment éviter le « vendor lock-in » des megaPaaS tout en profitant de plateformes capables de produire des projets métiers sur-mesure et dans des délais maîtrisés ? Très discuté à l’époque des ERP, le « vendor lock-in », autrement dit le fait pour une entreprise de devenir dépendante d’une plateforme au point de ne plus pouvoir en sortir, reste totalement d’actualité avec les PaaS. Bon nombre d’entre elles présentent un fort niveau de couplage entre les applications, les données et leur infrastructure cloud sous-jacente. C’est le cas, de par leur nature même, des megaPaaS mais aussi des PaaS adossées à une seule et unique infrastructure cloud.

Mais l’histoire n’a pas à se répéter. Le cloud associé à des technologies comme les containers et les microservices permet aujourd’hui de concevoir des PaaS réellement agnostiques, donc multicloud. C’est le choix que nous avons fait et que nous défendons haut et fort chez ForePaaS : de l’ébauche de votre projet à son déploiement, tout ce qui est dans ForePaaS est portable. Et c’est tout sauf un détail…

Les analystes accordent d’ailleurs une importance croissante à ce critère du multicloud et recommandent aussi aux organisations de ne pas s’en tenir au choix d’une megaPaaS unique. D’autant qu’une PaaS telle que ForePaaS, « pré-câblée » pour le traitement et l’analyse de données, se distingue aussi par sa capacité à accélérer les projets tout en laissant une large place au sur-mesure (qui n’est donc pas l’apanage des megaPaaS). De quoi peut-être encourager les analystes – et les entreprises – à segmenter autrement le marché des PaaS, à voir plus loin que l’opposition entre megaPaaS et PaaS spécialisées. Notamment en considérant le multicloud comme une vraie ligne de démarcation, à la hauteur des enjeux.

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